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samedi 14 janvier 2017

Le PCF67 pour le repos dominical.

      Pour la deuxième année consécutive, le préfet du Bas-Rhin autorise l’ouverture de commerces un dimanche pendant la période des soldes à Strasbourg.

         Cette autorisation n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de banalisation du travail dominical. De la droite au gouvernement Valls avec la loi Macron, tous ont détricoté cette conquête sociale au nom de la «compétitivité patronale» avec des dérogations abusives sur la base d’un prétendu volontariat des salariés.

         L’association des commerçants de Strasbourg s’émeut des salaires insuffisants dans la profession et souhaite voir ses magasins remplis de clients. Nous partageons ce constat et appelons les commerçants et artisans à se mobiliser avec le Parti Communiste Français, pour mettre fin aux politiques d'austérité qui nuisent à la demande et exiger avec les salariés l’augmentation des salaires et le SMIC à 1700 € brut !

       Pour les communistes, l’austérité et toutes les lois rétrogrades adoptées ces dernières années ont frappé de plein fouet les salariés mais également les TPE et PME, les artisans et les petits commerçants.

         Ouvrir pendant les soldes, durant les jours fériés et pour finir toute l’année comme le souhaite le patronat ? Communistes, nous sommes opposés à ces ouvertures de commerces le dimanche.

         Pour nous, le repos dominical n’est pas négociable. Le dimanche, c’est avec les amis, en famille, dans les associations, et pas au boulot ! Les salariés du commerce ont comme tout le monde droit à des conditions de travail dignes de ce nom !

         Lors des élections présidentielles et législatives, les communistes feront campagne pour maintenir et renforcer le droit au repos le dimanche.


lundi 9 janvier 2017

Le PCF67 avec les salariés d'Itron-Haguenau.


         Depuis vendredi 6 janvier, la quasi-totalité des salariés de l’usine Itron à Haguenau est en grève pour protester contre la fermeture du site, prévue en 2018. Pourtant, Itron, un groupe mondial, de plus de 8000 salariés dont 1000 en France affiche 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 500 millions de dollars de bénéfice annuel.

         Cette décision fait partie d'un plan de restructuration au niveau mondial destiné à augmenter la rentabilité financière de l'entreprise pour les actionnaires au détriment des salariés. Après s'être attaqué à la branche électricité en 2015 avec un plan de licenciement dans une usine de la Vienne, c'est désormais au tour de la branche des compteurs gaz et eau et au site d'Haguenau, pourtant bénéficiaire, d'être attaqué. À Haguenau, quinze postes seront supprimés et cinquante-trois transférés sur d’autres sites du groupe, notamment à Mâcon en Saône-et-Loire mais aussi en Hongrie et en Allemagne. Les salariés qui refuseront les mutations seront licenciés.

         Le PCF 67 condamne cette décision de la direction d'Itron qui ne répond pas à une logique économique et de pérennité industrielle de l'entreprise mais à une logique purement actionnariale et financière. La recherche de profit est poussée à un tel point qu'elle est devenue une logique de destruction. C'est cette logique qui conduit Itron, et bien d'autres entreprises, à décider de fermer tout site qui n'atteindrait pas des taux de rentabilité à deux chiffres, et ce en dépit de leur viabilité économique.

         Au lieu de mettre un terme à ces logiques en interdisant les licenciements boursiers, les gouvernements Sarkozy et Hollande-Valls, adeptes du laissez-faire économique, laissent les multinationales dévitaliser le tissu industriel de notre pays. Pire encore, entre 2008 et 2013, Itron France a bénéficié de 21,3 millions d’euros de crédit impôt recherche. Et en 2013 et 2014 le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) lui a rapporté 2,3 millions d’Euros. Itron pourra donc financer ses licenciements boursiers avec de l'argent public.

          Il est temps d'en finir avec le scandale du CIR (Crédit d'Impôt Recherche) et du CICE. L'argent public ne doit plus accompagner la saignée industrielle mais il doit être utile pour renforcer les filières industrielles nationales. Il est temps d'en finir avec les plans de restructuration au nom de la compétitivité. Nos problèmes économiques ne proviennent pas d’un manque de compétitivité des entreprises françaises, imputable à un coût du travail trop élevé. En effet, le coût du travail en France est équivalent à celui de l’Allemagne. Nos problèmes viennent en réalité du manque d'investissements des entreprises dans la recherche et développement, du haut niveau de l'euro et du coût des actionnaires, qui est passé sous silence alors qu'il ne cesse d'augmenter ces 10 dernières années malgré la crise économique.

         Le PCF souhaite le maintien de l'usine et des emplois à Haguenau et est solidaire des salariés et de leurs familles qui risquent d'être licenciés et à ceux qui devraient accepter un reclassement des centaines de kilomètres de là, en France ou à l'étranger, désorganisant ainsi leur vie familiale et sociale. Cette casse sociale actionnariale doit cesser. Le PCF apporte tout son soutien aux salariés d'Itron Haguenau et reste mobilisé à leur côté.

Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français  09/01/2017